Elle voulait tout changer… mais ce n’était pas tout à fait ce dont elle avait besoin
Quand certaines femmes arrivent en bilan de compétences, c’est souvent après avoir accumulé de la fatigue, des doutes et une sensation de ne plus être à leur place. Elles voient comme seule solution le changement radical, le virage à 180°. C’est ce qui est arrivé à Marie (j’ai évidemment changé le prénom pour assurer la confidentialité) qui est venue me voir avec cette idée : « Je dois tout quitter, partir sur autre chose, trouver un projet totalement différent pour vite me sentir mieux ». Mais au fil des séances, nous avons découvert que cette envie de tout changer n’était pas forcément la réponse à son mal-être… et que des solutions plus adaptées, plus douces, étaient possibles.
Comme je sais que ça arrive à beaucoup d’entre vous, je me suis dis que c’était intéressant d’en faire un article de blog et de vous partager quelques insights !
A noter : chacune est différente, les bilans sont ultra personnalisés, l’objectif ici n’est pas de conter une vérité universelle mais de partager un parcours qui peut faire écho.
1. Arriver à un point de rupture : « Je dois tout quitter »
Quand Marie est arrivée en bilan de compétences, elle se sentait particulièrement épuisée. Son quotidien professionnel se résumait à une charge de travail trop importante, le sentiment de ne pas être à sa place, et un ressenti d’ennui sur une grande partie de ses missions. Elle se sentait au bout de son énergie et de sa motivation.
Elle était arrivée à la conclusion de devoir tout changer, quitter son travail, partir sur quelque chose de complétement différent et pourquoi pas d’initier une reconversion totale pour retrouver de la satisfaction dans son travail.
2. Le déclic : poser les bonnes questions avant de tout changer
La première étape de notre travail ensemble a été de prendre du recul. Quand on est à bout, on a tendance à vouloir tout remettre en question et jeter bébé avec l’eau du bain (j’adore cette expression), mais souvent, il s’agit déjà dans un premier temps d’examiner sa vie dans sa globalité.
Avec Marie, nous avons utilisé un outil que j’apprécie qui est la roue des domaines de vie. Cet outil nous a permis d’évaluer la qualité de chaque domaine de sa vie (professionnel, personnel, famille, social…), et nous avons vite réalisé que ce n’était pas uniquement le travail qui la drainait, mais aussi d’autres aspects de sa vie qui créaient une pression supplémentaire. Ce déséquilibre global fragilisait sa vie professionnelle et vice versa, ce qui accentuait son envie de tout quitter. La première étape a été cette prise de conscience et la mise en place d’un plan d’action pour réinvestir les autres domaines de sa vie en souffrance.
3. Toujours évaluer ses ressources
Nous avons ensuite fait le point sur ses ressources physiques et mentales. Ce n’était pas seulement la charge de travail qui la fatiguait, mais aussi un manque de sécurité, notamment sur le plan émotionnel. Il était clair qu’elle avait besoin de retrouver de l’énergie, de la motivation et de la stabilité.
Pour changer son travail actuel, Marie avait une idée de lancer un projet entrepreneurial qu’elle souhaitait développer par elle-même, ceci dit elle n’avait pas encore anticipé la question de ses ressources financières pour l’heure assez limitées.
En conclusion elle était assez fragilisée émotionnellement et pas complètement stable financièrement. Pas forcément le moment idéal pour tout changer et d’autant plus pour lancer un projet entrepreneurial qui est souvent un processus assez déstabilisant. Et en creusant ensemble Marie a réalisé, du fait de ses ressources internes et externes réduites, qu’elle ne se sentait pas vraiment prête à tout quitter mais qu’elle avait quand même terriblement besoin d’un changement. En analysant ses ressources on arrive à identifier ses besoins, ici en l’occurrence le besoin de changer mais en douceur pour installer ce changement de manière progressive et pérenne en respect de ses capacités actuelles.
4. La solution : un job crafting, pas un changement radical
Nous avons pris le temps de décortiquer sa situation professionnelle, d’analyser ses missions, ses compétences acquises et nous avons identifié sa zone de génie. Nous observons alors qu’elle a encore de l’intérêt pour son poste et sa mission mais qu’elle est polluée par tout un tas de tâches sur lesquelles elle n’apporte aucune valeur ajoutée et qui lui font se sentir comme une junior. Elle remarque qu’elle passe très peu de temps de sa journée dans sa zone de génie or c’est sa possibilité d’évoluer et de grandir.
Nous travaillons ainsi sur la possibilité d’un job crafting c’est-à-dire l’aménagement de son poste actuel en fonction de ses envies. Nous avons aussi élaboré une stratégie pour qu’elle puisse négocier avec son manager une priorisation des tâches et une réorganisation de sa charge de travail. L’objectif ? Qu’elle puisse se concentrer sur ce qui lui plait et remonter rapidement son énergie et sa motivation. Je la coache sur la partie formalisation de sa fiche de poste revue mais également sur la négociation et le pitch à réaliser auprès de son manager.
Et ça fonctionne ! Avec une roadmap progressive validée par son manager, Marie a pu réorganiser son travail autour de ce qui la motivait.
Afin de se projeter vers l’avenir et ancrer ce changement dans le long terme, nous reparlons de l’idée de son projet entrepreneurial. Marie se sent mieux grâce à son job crafting et est davantage sereine pour l’envisager. Pour investir son futur, elle opte pour un side project qu’elle développera et nourrira en parallèle de son job actuel et qu’elle lancera pleinement quand elle se sentira prête, pleine de ses ressources physiques, mentales et financières !
5. L’équilibre entre court terme et long terme
La clé de notre travail ensemble a été de rééquilibrer à la fois le court terme et le long terme. En faisant un job crafting dans son poste actuel, Marie a pu retrouver de la satisfaction professionnelle immédiatement, tandis que le développement progressif de son projet entrepreneurial lui permettra de se projeter vers l’avenir.
Le fait de ne pas tout changer d’un coup, mais d’avoir un plan d’action sur-mesure, fait toute la différence. Elle a la possibilité de retrouver un équilibre dans sa vie pro et personnelle, tout en prenant le temps de construire un futur qui lui correspond vraiment.
L’histoire de Marie est un exemple de ce que je vois souvent en bilan de compétences. On arrive avec l’idée qu’un changement radical est la seule solution, mais au fil des séances, on réalise qu’il s’agit parfois de reprendre du recul, de se poser les bonnes questions, et d’avancer de manière plus nuancée. Evidemment parfois on est vraiment prête pour un changement radical et on le prépare également en bilan de compétences.
Dans tous les cas, le bilan de compétences permet d’identifier ses options, d’ouvrir le champ des possibles, et de trouver des solutions adaptées à sa situation dans le respect fondamental de qui vous êtes !
Si vous vous reconnaissez dans l’histoire de Marie ou si vous ressentez le besoin d’être accompagnée pour écrire votre propre histoire, réservez un appel découverte gratuit pour discuter ensemble de votre situation et voir comment un bilan de compétences peut vous aider à retrouver votre équilibre.
Il existe plusieurs moyens de financer votre bilan de compétences dont le cpf (mais pas que) !