À l’approche de l’automne, quand la lumière diminue et que la nuit tombe plus vite, une période d’introspection et de retour à soi s’ouvre naturellement. C’est un moment qui, à mon sens, invite à revenir à l’intérieur, à ralentir, et à se poser des questions parfois inconfortables
Symboliquement, la fin octobre, le 31 précisément, à Halloween ou Samhain (selon vos croyances), marque un passage. Le moment où les voiles s’amincissent et où ce qui est habituellement caché devient plus accessible. C’est donc une saison idéale pour faire du shadow work, et observer ce que vous évitez à l’intérieur de vous et dans votre vie.
Parce que l’on évite parfois certaines choses pour ne pas être rejetée. Parce que l’on ne se montre pas tout à fait telle que l’on est pour rester acceptable. Parce que l’on s’interdit un certain nombre de choses pour ne pas déranger ou risquer l’inconfort.
Et c’est exactement ce qui fait que certaines parts de vous restent inaccessibles, cachées, mises de côté. Alors qu’elles contiennent vos envies véritables, vos ambitions profondes, votre puissance. C’est ce qui vous empêche parfois de vous connecter à ce que vous voulez vraiment, et surtout de vous autoriser à concrétiser un projet professionnel qui vous ressemble.
Dans ce contexte, explorer ces zones cachées peut permettre de déverrouiller beaucoup de choses et d’ouvrir encore plus le champ de vos possibles.
C’est pour cela que dans cet article, j’ai envie de vous proposer quelques questions à vous poser pendant cette période d’inspiration shadow work, pour regarder ce que vous cherchez à éviter de confronter, mais qui, une fois accepté, peut devenir une ressource essentielle pour votre vie professionnelle.
• Quel masque portez-vous régulièrement au travail ?
• De quoi vous protège-t-il ? Qu’est ce qu’il vous permet d’éviter ?
• Quelle image de vous avez-vous besoin de maintenir à tout prix ?
• Quelle part de vous paye le prix de cette image ?
• Qu’est-ce que vous jugez le plus chez vous ?
• D’où vient ce jugement ?
• Qu’est-ce que vous ne supportez pas qu’on dise de vous ?
• De quelle part de vous avez-vous honte ?
• Quelles croyances limitantes avez-vous héritées de votre famille (en lien avec la vie professionnelle) ?
• Comment influencent-elles votre vie professionnelle actuelle ?
• Quelle partie de votre personnalité censurez-vous systématiquement au travail ?
• De quoi aurait-elle besoin pour se sentir en sécurité et exister pleinement ?
• Qu’est-ce qui vous irrite immédiatement chez certaines personnes au travail ?
• Que révèle cette réaction de ce que vous vous interdisez encore ?
• Quel est votre rapport à l’ambition ?
• Quel désir profond censurez-vous ?
• Qu’est-ce que la réussite représente pour vous ?
• Qu’est-ce qui vous met mal à l’aise quand vous pensez à votre propre réussite ou à celles des autres ?
• Quelle partie de vous avez-vous reniée pour vous adapter au monde du travail ?
• Comment votre trajectoire changerait si vous la laissiez reprendre sa place ?
• Dans quelles situations vous rendez-vous volontairement moins visible ?
• Comment et pourquoi ?
• Qu’est-ce que vous vous empêchez de faire au travail pour continuer à être « appréciée » ?
• Quelle facette de vous gardez-vous sous contrôle pour éviter d’être jugée ?
• Qu’est-ce qui vous met en colère ?
• Comment exprimez-vous cette colère ?
• Quelle est la compétence que tout le monde reconnaît chez vous sauf vous ?
• Qu’est-ce qui vous empêche de la revendiquer comme une force ?
• Quel changement évitez-vous depuis trop longtemps ?
• Qu’est-ce que cette fuite protège… et sabote en même temps ?
• Quel compliment avez-vous du mal à recevoir ?
• Qu’est-ce que ce refus dit de votre relation à votre valeur ?
(Il n’y a pas besoin de répondre à toutes les questions une à une, lisez les toutes et répondez à celles qui vous interpellent le plus. Surtout laissez infuser et prenez le temps d’y revenir.)
Notez ce qui vous touche, ce qui vous dérange, ce qui vous surprend. Reliez les réponses entre elles, trouvez les points communs. Vous verrez se dessiner ce que vous retenez encore, ce que vous vous interdisez de vouloir ou d’être et ce qu’il est peut-être temps de vous autoriser.
Ce n’est pas l’exercice le plus confortable. Ce n’est pas non plus l’exercice qui va vous amener des réponses évidentes ou une clarification immédiate de ce qu’il faut faire. C’est un exercice qui doit vous amener à réfléchir à ce qui est encore bloqué, à ce que vous ne vous n’acceptez pas encore de vous-même, et fatalement identifier ce qui vous freine.
Si ce travail de réflexion résonne pour vous, le bilan de compétences singulier peut être une manière de continuer à explorer. Il ne s’agit pas seulement d’y définir un projet professionnel, mais de vous reconnecter à ce que vous avez mis de côté : vos envies profondes, vos élans, vos ambitions parfois censurées et de vous les autoriser pour avancer dans une direction plus alignée pour vous !